Petit coup de gueule pour mes amis les animaux...

par Mademoiselle Citrouille  -  1 Mars 2015, 20:03  -  #Animaux

Petit coup de gueule pour mes amis les animaux...

Notre société est malade,

Ce soir j’en suis à ce constat, rien de nouveau sous les tropiques.

Pour vous qui me lisez certainement.

Je lisais sur mon groupe la fatigue de l'une de mes membres, fatiguée de se justifier, fatiguée d’aller au resto, d’être invitée, de réfléchir sur le pourquoi du comment, sur le manque de protéines dont on souffre gravement, sur notre santé…

Passe encore, on prend, on encaisse, on écoute, parfois on s’énerve, on se ressaisit, on fait semblant de sourire, d’apprécier cette différence entre respect de l’animal et bouffeurs de cadavres…

Mais il faut se rendre à l’évidence les animaux ne seront jamais considérés comme des êtres doués de sensibilité.

Peut être dans un code civil, ou dans les grandes lignes d’une loi qui ne sera jamais respectée.

Mais au fond, quand on creuse vraiment dans le ressenti des gens les animaux ne valent rien. Les gens sont outrés par exemple qu’on puisse avoir de la compassion et être végétalienne, outré parce que l’on refuse de cautionner l’avenir réservé à ses pauvres veaux, parce que l’on refuse de cautionner l’avenir de sa mère, la douleur déchirante, on refuse de manger du bacon parce qu’on connaît les conditions de vie et de mort de ses cochons...

Je ne supporte plus, de savoir, de connaître, de voir j’ai fait ma part du chemin.

Ce qui m’insupporte le plus ce n’est pas l’ignorance, c’est les gens qui ne veulent pas savoir, ou ceux qui font l’autruche, ceux qui savent mais refusent d’ouvrir les yeux, c’est vrai ce n’est pas pratique ni toujours agréable d’être végétalien.

On emmerde les gens « normaux » disons le clairement, on ne mange pas comme tout le monde, on aime les légumes et les fruits, on met mal à l’aise, on renvoi les gens à leurs propres vices et leurs propres images. Ils se négligent et on les renvois à cette image d’eux.

En fait je me demande comment j’ai pu rester si longtemps dans l’ignorance.

J’étais dans le gentil monde des médias, poules heureuses élevés en liberté, le petit veau heureux sur le camembert …

Je ne comprend pas pourquoi j’ai mis autant de temps à faire le lien à comprendre que je mangeais des animaux, j’utilisais du maquillage testé sur des animaux, je profitais de la faiblesse des animaux pour me goinfrer, me maquiller, et après je caressais mon chien en disant : « moi j’aime les animaux » … quel blague !

Je n’en veux pas à certains, je n’en veux pas à ceux qui ne savent pas et qui n’ont eu personne pour leur dire… personne pour leur montrer le chemin.

Pour ma part…

Maintenant je sais, je sais que chaque fois que je passe devant un boucher, une rôtisserie, un éleveur, une voiture de chasseur j’ai envie de lui bousiller sa vie comme il bousille celle de l’animal, celle des animaux… car eux savent… ils participent à cela en toute impunité.

Je sais quand je vois des gens qui rigolent sur la mort des animaux dans leurs assiettes qu’il n’y a rien de drôle, juste de la douleur, de la tristesse, des vies de misères pour ses animaux.

Je ne passerais plus jamais devant un champ de vaches sans avoir des larmes dans le cœur.

Je ne regarderais plus jamais le menu d’un restaurant sans m’inquiéter pour les animaux qui vont encore subir le même sort.

Je ne regarderais plus jamais les étals du marché, du supermarché comme avant…

J’y vois des cadavres partout là ou les gens «normaux » voient de la nourriture…

Certains diront que cela fait partie de l’évolution de l’homme, que cela a permis de se nourrir, de se vêtir, de se couvrir, de vivre … Oui, et c’est une bonne chose mais l’homme évolue et maintenant il peut faire sans… alors faisons sans.

Avant on utilisais le minitel, mais on a trouvé mieux alors on a arrêté… là c’est pareil.

On sait maintenant que la viande et le poisson (au delà de la question éthique) sont potentiellement dangereux pour la santé.

Les mers sont polluées, les animaux bourrés d’antibiotiques, les conditions de vie misérables, on sait que le lait n’est pas fait pour l’homme, que le calcium, les protéines, les vitamines, le fer et j’en passe se trouvent partout ailleurs.

Il n’est pas nécessaire d’être cruels pour se nourrir, ce n’est plus une obligation pour vivre.

Certains savent et ne veulent pas y croire,

Certains savent et ne veulent pas savoir,

Certains savent et s’en foutent, la souffrance ne leur fait rien. Ses gens là sont des grands malades.

Au début je disais souvent chacun fait ce qu’il veut moi je mange sans cruauté ne me juge pas et je ne te jugerais pas …

Mais en fait si, je te juge, car moi je n’inflige pas de souffrance aux animaux et toi si…

Je te juge d’être si abruti que tu crois que c’est une évidence,

Je te juge de me croire endoctrinée parce que je respecte les animaux.

Je te juge car tu me prends pour une folle d’aimer davantage les animaux que les hommes.

Je pourrais me sacrifier pour un animal, jamais pour un humain.

Mes amis les animaux, je vous aime… je suis désolée pour le mal que les humains vous font subir, je suis désolée que le profit soit plus important que vos vies, que votre bonheur.

Mes amis les animaux, je vous aime follement, je suis désolée que vos corps servent de banquet aux hommes, que vos corps servent à maquiller des femmes, que vos peaux servent à couvrir des pauvres imbéciles.

Je suis triste, profondément triste pour vous.

Et même si nous ne sommes pas assez nombreux pour vous défendre, même si nous ne sommes pas beaucoup à vous préserver et à ne pas vous exploiter … un jour chaque personne, aujourd’hui insignifiante contribuera à faire la différence et à vous rendre votre liberté.

Mon cœur saigne mes petits cœurs …

Mademoiselle Citrouille

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