J'étais cette fille là - Chapitre 7

par Mademoiselle Citrouille  -  14 Décembre 2015, 16:25  -  #J'étais cette fille là

J'étais cette fille là - Chapitre 7

J’étais cette fille là,

Celle qui avait construit sa carapace,

Comme on construit un château de sable.

Autour du temps,

Autour de mes mots.
J’avais bâti mon empire.
Un empire d’amour.

Un empire de rire, parfois de faux semblants.

J’avais appris à ravaler mes larmes.

A ravaler ma colère.

A ravaler ma culpabilité.
Et je bâtissais à longueur de temps, à longueur de journée.

Je bâtissais ma carapace.

Parfois toi tu étais là,

Tu venais foutre un coup de pied dedans.

Tu venais me bousculer.
Tu me demandais si ca allait.

Bien sur que non ça n’allait pas.

Bien sur que tu me manquais,

Bien sur que ca ne pouvais pas aller.

J’étais un peu responsable de tout cela.

Du foutoir dans ma vie.

Des rêves que je désirais.

Des ballons que j’éclatais.

J’étais cette fille là.

J’aurais était capable de t’abandonner, de te laisser, de te couper la respiration.
Juste pour te permettre d’avancer sans moi.
Enfin d’essayer.

Je te faisais confiance tu sais, mais ca je savais que t’y arriverais pas.

Tu n’en étais pas capable. Je le sais, Je le savais.

Car on se ressemblait.

Car on était les mêmes.

Et moi je n’en étais pas capable.

Tu le disais toi même, que j’étais ton évidence.

Je le savais déjà bien sur, je l’avais su au premier regard, au premier rêve de toi.

Je culpabilisais souvent.

De t’aimer,

De t’avoir attiré dans mes filets. De tisser chaque jour ma toile au creux de ta vie.

J’avais cette culpabilité de détruire ta vie à chaque instant qui passe.

Mais si je partais je te détruisais aussi.

Je me détruisais aussi.

Je détruisais l’amour.

Les espoirs.

Je ne pouvais pas.

Vraiment.
Je n’y arrivais pas,

A foutre un coup de pied dans notre histoire.

A te rendre à ta liberté.

Putain,

Je m’en posais des questions et des questions.
Je m’en faisais mal au crâne.

Je m’en faisais mal au cœur.

Mais je préférais la culpabilité de t’aimer au regret de te laisser.

Te laisser, c’était te faire mourir.

De l’intérieur.

Je ne pouvais pas te laisser seul avec la douleur avec les remords.
Oh non, je ne pouvais pas. J’en étais incapable.

J’étais incapable de t’oublier aussi.

Je t’avais gravé à l’encre dans mon cœur, dans mon corps.

Sur mon corps, sur mes lèvres, sur mes hanches, sur ma peau furtivement abimée.

J’étais cette fille là,

Rongé par les regrets mais rattrapé par l’égo, par l’amour, par l’ivresse de la vie, par l’ivresse de ton odeur et de tes baisers.
Voilà incapable de résister, à toi, au pouvoir de la tentation.

J’étais peut être un peu une pomme.
D’y croire.

De te vouloir.
Ouais j’étais peut être un peu une pomme.

De vivre d’amour et d’eau fraiche.
De ne penser à demain qu’à travers nous.

De m’oublier, de faire voler ma liberté pour toi.

Voilà je voulais encore de toi.

Encore et toujours.

Des plages de galets.

Des bruits d’océans et d’infinis

Des odeurs d’embruns et de ton parfum.

Des sensations d’éternité et de baisers volés mais tellement désirés.

C’est la vie que je voulais, douloureuse dans tes absences et tellement joyeuse dans tes bras.

J’aurais sacrifié ma vie pour une minute au creux de tes bras.

Je l’aurais sacrifié mon un regard de toi,

Pour un mot d’amour,

Pour un baiser.

Pour toi.

Je sacrifiais ma carapace, mon château, le temps qui passe.

Je sacrifiais les minutes, je les laissais filer au profit des rêves d'un peu de nous.

J'espérais tellement finir ma vie dans tes bras.

Finir chacune de mes nuits contre toi.

J’étais cette fille là,

Qui t’aimais comme un secret caché.

Mademoiselle Citrouille

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