J'étais cette fille là - Chapitre 6

par Mademoiselle Citrouille  -  12 Décembre 2015, 10:10  -  #J'étais cette fille là

J'étais cette fille là - Chapitre 6

J’étais cette fille là.

Tu vois celle qui te balance sûre d’elle des jolies phrases.
Du genre qu’il y a des destinées.

Des gens dont le destin sont de vivre pour aimer, pour désirer, pour se faire aimer aussi.
J’en faisais partie je crois.

Certains ne connaitrait jamais l’amour.

Je savais que c’était mon destin.

Que ca me tomberais dessus.

Que ca me ferait mal.
Que je ne pourrais plus lutter le jour où cela arriverait dans ma vie.
Je le savais comme une évidence tout les jours.

Puis moi,

J’étais cette fille là, un peu à l’ouest, un peu perchée, sur ma planète quoi.

J’étais celle qui croit en la liberté, en sa liberté.

Et puis je voulais vivre seule, forte.

Mon pouvoir à moi c’était la liberté de vivre, d’aimer, de rêver.

Enfin je le croyais, vraiment.

J’avais une ribambelle de projets avant.
Je dis avant….

Avant parce que maintenant j’ai toujours des projets.
Mais aucun n’existe sans toi.
Je savais bien que j’avais dorénavant besoin d’amour.
Que c’était ma destinée à moi.

Un jour une voyante me l’avait dit.
Enfin je le savais déjà en fait.
Franchement on a besoin parfois d’entendre des choses qui sont pourtant si évidentes.

Mais vous savez quand ca vous concerne ce n’est pas la même histoire.
On n’a pas de recul

Et puis moi je n’avais vraiment aucun recul
En fait je voulais pas.

Du recul…

Cela m’aurait obligé à voir les choses en face.
A faire des choix dont je voulais pas.

Voilà, c’était tout.

Bien sur que je savais faire des choix.

Mais je ne voulais pas faire ceux qui ont le pouvoir de me briser totalement.

Voilà, je le savais que j’avais vraiment besoin d’amour.

Et puis je croyais vraiment que je traverserais la vie toujours heureuse et positive.
Positive.

J’étais aussi cette fille là, celle qui emploie « toujours » et « jamais » à longueur de temps, à longueurs de mots, de maux.

J’étais entière je crois.

Et j’étais intimement persuadé, mais vraiment,

Que les toujours et les jamais c’était ça la vie.

Tout donner ou ne rien donner.
En fait voilà.

J’étais cette fille là.

Avant toi.

Avant nous.

Aujourd’hui je rêvais parfois à cette liberté.

A mon cœur comme il pouvait battre avant.

Sans douleur.

Je rêvais de ne plus souffrir.

De ne plus sentir mon cœur me faire des bonds violents dans la poitrine.

Je n’étais plus seule.
Je t’avais.

Avec toutes les souffrances qui vont avec.
Avec l’angoisse de tes absences.

Avec l’oppression d’une vie peut-être sans toi.

Pour l’instant je rêvais de toi.
Pour l’instant je rêvais de liberté.

C’était compatible toi tu crois

La liberté et l’amour.

Je me questionnais tellement.

Et souvent.

Oui vraiment souvent.

Je pensais à cette pseudo liberté que tout le monde croit posséder sans jamais vraiment la toucher du doigt.

On était tous dupe en fait.

Moi la première.
Je pensais être libre.
Mais en fait j’étais l’esclave de mes rêves.

Et toi tu étais un de mes rêves.

J’en concluais être un peu ton esclave.

Si je voulais ma liberté, je devais te fuir
Je le voulais parfois.

Partir.
Courir.
A toute vitesse.
Sans regarder derrière moi.
Sans non plus regarder devant.
Et fuir.

Et tout oublier.

Oublier ton existence.
Oublier mon existence.
Mais ce n’était pas possible.
Alors je choisissais de laisser crever ma liberté à ton profit.

En fait je m’en foutais de la liberté.
Je préférais aimer.
Je préférais t’aimer.

Voilà.

J’étais ce genre de fille là.

J’étais surtout, cette fille là.

Mademoiselle Citrouille

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