J'étais cette fille là - Chapitre 9

par Mademoiselle Citrouille  -  19 Décembre 2015, 13:20  -  #J'étais cette fille là

J'étais cette fille là - Chapitre 9

J’étais cette fille là,

Celle qui s’écroulait en larmes à l’intérieur, parfois quelques sanglots extérieurs.

J’arrivais même plus à les contenir, elle me faisait mal, elle me déchirait, et je pleurais, et je sanglotais de te laisser.

Je ressentais l’absence comme un manque, comme une douleur déchirante et omniprésente.
Je vivais avec elle.
Ou plutôt elle vivait chez moi, dans mo cœur, elle s’imprégnait de moi.
J’essayais de cohabiter tant bien que mal,

Souvent mal.
Parfois avec plus de légèreté.
Je prenais sur moi en réalité,

Je me disais que cette absence c’était toi,

Enfin une part de toi qui vivais en moi.
Alors je préférais vivre de ton absence et de mes errances que de vivre sans toi.
On ne m’avait pas dit que l’amour peut blesser malgré lui. On ne m’avait pas prévenu que cela fait si mal d’être loin de celui que l’on aime.

Je comprends, il ne faut pas prévenir cela fait si mal, parfois je me disais que j’aurais mieux fait de ne pas savoir.
Mais finalement non, je préférais avoir mal de t’aimer que ne pas t’aimer.

Enfin je me comprenais.

Cela me détruisais, d’être si loin…

Si loin,
De celui qui fait battre notre cœur si fort.

Que l’amour est capable de tout.

De décupler les bons sentiments comme les mauvais.
Que l’amour peut nous faire voler mais aussi nous faire tomber.

Que l’amour n’est rien d’autre qu’un poison violent.

Qui détruit, qui construit.

Tu étais devenu mon poison au premier regard.

Un poison violent mais enivrant.

Et moi j’étais juste cette fille là.

Par hasard dans ta vie,

Un soir d’hiver,

Un soir ou j’avais décidé finalement sans le savoir que tout allait changer.

Qu’on allait vivre.

Qu’on allait rire.

Qu’on en crèverait de bonheur et d’amour.

Qu’on ne se lasserait jamais de nous.

Qu’on serait prêt à tout.

J’étais cette fille là,

Qui avait choisi pour compagnie l’absence et les maux.

Seulement pour un peu de toi,

Pour un peu de nous.

Je n’étais plus raisonnable,

J’avais perdu la raison,

J’avais perdu tout ce qui faisait ma vie.

Juste pour un peu de toi,

Pour un peu de nous.

Je sacrifiais le temps de ma vie,

Je sacrifiais tant,

Juste pour quelques minutes avec toi.
Juste pour un peu de toi, juste pour l’absence de toi.

Tu étais devenu mon souffle.
Sans toi je n’avançais plus.
Je ne riais plus.
Je ne dormais plus.

Je ne rêvais plus.

Sans toi,

Je n’étais plus que l’ombre de moi même.
Toi,

Tu sais,

Tu étais cet homme là.
Celui qui faisait chavirer mon cœur,

Celui qui me faisais croire à l’éternité.

Celui qui me faisait dessiner des étoiles dans tes yeux.

Celui qui m’écrivait des mots d’amour sur le sable.

Celui qui me donnait envie de romantisme et d’amour.

Celui qui savait lire au fond de moi.

Celui qui m’aimait malgré mon passé.

Celui qui me faisait regarder les étoiles, des rêves pleins les yeux.

Voilà,

Moi j’étais cette fille là, qui était faite pour être avec toi, cet homme là.

Voilà.

On était fait pour cela.
Pour les ballades le long de la plage,

Pour les étoiles le soir sur le sable,

Pour les discussions le soir dans les bars,

Pour les éclats de rire de nos trajets en voiture,

Pour les moments ou l’on refaisait le monde autour d’un café, d’un chocolat, de gourmandise.

Pour les moments ou le temps s’arrêtait autour de nous, autour de notre amour.

Pour les frites que l’on mangeait devant un bâtiment industriel dans la couleur de la nuit, dans une voiture banale.

Pour les rêves que l’on avait, que l’on espérait, dont on parlait pendant des heures.

Oh oui, elle était belle la vie à deux.

Et si c’était ca l’amour.

De se contenter de moments infimes pour continuer à vivre le reste du temps.
Pour continuer à aimer l’absence,

Pour continuer à gérer les doutes.

Et si c’était ca l’amour.

De ne plus savoir être heureux l’un sans l’autre.

Et si c’était ca l’amour,

De voir son bonheur dépendre de son cœur.

J’étais cette fille là,

Qui t’avais fait prisonnier, de ma vie.

Tu étais cet homme là.

Qui te laisser dévorer.

Je savais,

Que nos cœurs allaient se renverser,

Sans savoir si ils étaient fait pour rebondir sur le sol glacé de l’absence.

Mademoiselle Citrouille

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