Clap de fin - Tunnel

par Mademoiselle Citrouille  -  3 Janvier 2016, 17:21  -  #Journal Intime

Clap de fin - Tunnel

Fin du tunnel.
Ou presque.

Bientôt.

Chouette dis donc.
Je t’ai tourmenté.
Tu m’as éprouvé.

Beaucoup.

Mais pour une minute avec toi.

Je recommence.

Maintenant.

Mais non.
Pas de suite.
On reste un peu ensemble.
On souffle.

On reprend nos habitudes.

Ta voix.

La mienne.

Mon téléphone greffé à mes doigts.

Je sais qu’on en aura d’autres.

Mais je veux pas y penser.
Je me dis aussi que d’ici là y a pleins de choses qui seront différentes.

Je me dis que tu seras forcément un peu plus libre.

Même si tu ne seras pas vraiment libre.
Mais un peu plus.

Et puis je me dis que l’année prochaine nous serons ensemble.
Plus de tunnel.

C’est la fin de celui-ci.
Je ne vais pas quand même déjà penser à celui de demain.

Hein dis ?

Je ne vais pas déjà y penser.

Non. Certainement pas.

Je pense qu’on a fait le pire.

Je pense qu’on est fragile moi comme toi, toi comme moi.

Fragile à s’en détruire.
Il faut qu’on se préserve.

Qu’on se protège.

La vie est fragile.

Et nous on se brise facilement.
Nous, on réfléchis.

Trop parfois.

A la vie. A nous.

Et on se fait si mal.

Voilà.

Mais je sais, comme une évidence folle.

Mais je sais, que toi et moi c’est juste inévitable.
On peut bien lutter parfois.

Essayer de se fuir.
Laisse tomber.

Cela ne sert à rien.

On s’aime.

Comme on plonge dans l’acide.
De façon irréversible.

Voilà.

C’est bizarre de comparer nous à un plongeon dans l’acide.

Etrange.

Mais tant pis.

J’écris comme cela me vient alors je ne vais pas venir corriger.

Je sais que j’ai pu te blesser pendant ce tunnel.
Toi aussi tu m’as écorché.

M’en fiche.

Je mets un pansement avec des cœurs tout rose.

Et puis on reprend.

On essaye à nouveau.
On continue.
Nos aventures,

Nos souvenirs,

Nos projets.
Nous.
Toujours.
Cette attirance folle.
Ce désir qui nous consume.
Cette folie qui nous étreint.

Fin du tunnel.

Et je t’aime.

Encore plus qu’hier.

J’aime encore plus nous avec nos déchirures,

Avec nos amertumes.

Que rien du tout.

C'était si long.
Les secondes, les minutes, les heures, les jours.

Angoissant.

Etouffant.

Ereintant.

Je haïssais chaque moment loin de toi.

Et quand je te disais de partir.
Je voulais juste t'entendre dire que non.

Tu ne partirais pas.
Jamais.
Non, car tu m'aimes trop.
Car tu ne peux pas vivre sans moi.

Et moi non plus je ne peux pas.

J'en serais juste incapable.

Je me sens mieux maintenant.

Je commence à nouveau à sentir ton souffle.

A sentir ta vie en moi.

A sentir mon cœur qui bat plus vite.

Et je vis.

Je revis.

Sur ces mots :

Serre moi plus fort, encore, aussi fort que ton amour pour moi.

Et tes bras qui me font mal.

Si mal.

Mais que j'aime car j'y ressent tout ton amour.

Et j'aimerais encore avoir mal de tes bras qui m'enserrent.

On a été fort hein ?
Dis le ...

Oui c'était brutal, oui c'était douloureux, oui ça fait mal.

Mais toute cette fragilité c'est notre raison de s'aimer.

Aujourd'hui j'ai un sourire.

Aussi grand que le soleil.

Car c'est fini.

Je te retrouve un peu plus.

C'est ça que je veux.

Toi et moi.

Toute une vie.

Toute la vie.

Mademoiselle Citrouille

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