On s'en fout mais j'le dis quand même

par Mademoiselle Citrouille  -  12 Mars 2016, 12:37  -  #Journal Intime

On s'en fout mais j'le dis quand même

Tu viens souvent me dire que je n’écris que quand je ne suis pas bien.

Que je n’écris jamais quand tout va bien.
Aujourd’hui il n’y a plus rien de tout cela.

Alors je ne vais pas faire de jolis poèmes, ni même un bel article.

Ce sera un fouillis qui donne le tournis, un fouillis de vie.

Je ne vais plus bien, mais je ne sais plus écrire.

Je ne sais plus poser des maux d’amour.

Comme la poésie qui s’envole.

Lorsque tes mots me dérobent mon cœur.

Aujourd’hui, je ne sais plus bien,

Ni rire, ni pleurer.

J’essaye.

Chaque matin.
Je t’assure.
Je me lève toujours avec l’espoir d’y arriver.

A te faire rêver, à te faire espérer.
J’ai envie de te donner envie de nous.

Parfois j’y arrive.
Parfois je sais que tu t’endors avec l’envie de nous.

Puis parfois je me loupe, je foire, je rate.

Et tu te couches malheureux.

Impuissant,

Incapable de m’aimer encore.

Tu me fais douter.

Tu me fais peur.

Et puis je me dis que j’ai longtemps cru être ton bonheur.
Mais qu’en fait je ne suis que ton malheur.

Je te fais du mal.
Je te blesse.
Et puis tu viens un soir me dire que tu ne m’intéresse pas, tu ne m’intéresse plus.
Je n’ai pas de mots.
Bien sur que tu m’intéresses.

Chaque mots que tu prononces m’affectent.
Bien sur que ta vie me touche.

J’ai envie d’en faire partie alors cela m’intéresse.

Parfois je suis triste.

J’ai la tristesse égoïste.

D’une petite fille qui ne sait pas partager.

Qui s’enferme et se replie incapable de communiquer.
Un peu autiste sur les bords.
Tu sais ce qu’on dit des autistes, des gens incapables de communiquer…
Ils se retrouvent seuls.
Je vais me retrouver seul.

Parce que tu penses que j’en ai rien à faire.
Mais c’est faux tu vois.

Moi, tu vois, un jour je t’ai vu.
Et je me suis dit à la minute, c’est lui.

Que lui.

Je veux tout savoir de lui.

Je veux des câlins dans ses bras.

Je veux sentir le gout de ses lèvres même le matin au réveil.

Je veux un enfant avec lui.
Je veux voyager au bout du monde avec lui.

Je veux dormir dans un désert près de lui.

Et puis je le veux lui.

Je veux passer chaque minute, chaque seconde près de son odeur.

Je veux des disputes avec lui, et puis aussi des fous rires.

Je veux qu’il me manque même quand il est là.
Je ne me suis pas trompé.

Je le veux toujours.
Tu es l’homme que j’ai rêvé.

Que je rêve.

Que j’espère.

Maintenant ma vie était si différente.

Je comprends enfin que quand on aime on aime l’âme d’une personne.

Aimer ce n’est pas simple aussi.

Je pensais que c’était facile.

Mais aimer, c’est se faire bousculer, se faire tomber, s’aider à se relever…

Se pousser, se battre, se toucher, puis tendre la main et à nouveau se relever.

Je pensais vraiment que c’était facile qu’il me suffisait de te vouloir pour t’avoir.

Et je croyais naïvement que quand on avait trouvé la bonne personne tout se mettait en place pour l’avoir à ses cotés.
J’étais certaine que cela se passait ainsi, que les choses étaient faciles.

Autour de moi, je voyais juste des gens qui s’aimaient et mettait tout de côté pour vivre cet amour.

Alors moi, idiote, j’ai pensé que la vie c’était ainsi.

Qu’il était simple de quitter ce que l’on n’aime plus pour vivre avec celle que l’on aime.

Mais ca c’était mon schéma familial basique que j’avais intégré.

Ce n’était pas la réalité.

Tu sais,

Vraiment.

Y a des jours je me lève et je crois à l’impossible.
J’oublie tout le reste.

J’oublie cette réalité navrante.
J’oublie que ma place est petite, et j’ai l’impression que je prends tout l’espace de ton cœur.
Puis y a des jours,

J’ai le cœur en vrac.
Je me lève et je crève d’ouvrir les yeux.

Je crève d’affronter les secondes sans ta présence.
Je veux vivre, dormir, jouir, rire, travailler, pleurer, danser, chanter à tes côtés.
Je veux plus te quitter tu vois.

J’en ai ma claque de ce monde de con, de ce monde de merde qui nous dicte sa loi.
De l’argent, des contraintes, de l’hypocrisie.
A force de tout préserver, de tout enrober, de tout gérer on perd l’essentiel.
On préfère les conventions à l’amour.
On oublie que la vie est courte et que quand tout se finit c’est définitif.
On oublie que ce qui nous tient en vie c’est l’amour, c’est de vibrer, de rêver, d’avoir des projets.

Putain, mais moi j’étais là sur mon nuage.

Et à mesure que les jours tissaient leurs toiles je me rendais bien compte que j’étais loin du compte.

Je ne sais pas,

Parfois tu me faisais princesse.
Puis l’instant d’après je n’étais plus rien.

Parfois tu m’inondais de je t’aime et d’amour.

D’un trop plein de sécurité et de bonheur.
Et l’instant d’après je n’étais plus rien
Tu fuyais.

Tu fuyais ma présence.

Ma vie.
Mes absences.

Mes errances.
Tu fuyais mes faiblesses.
Mes larmes.
Mes erreurs.

Mes déviances.

Ils sont forts les gens qui choisissent l’amour à la réalité.

Ils sont forts car ils ont compris que c’est la seule chose qu’il reste sur son lit de mort.

Je n’étais pas une fille bien.
Je crois te l’avoir dit au début.

Pour te le faire comprendre, pour te le faire entendre.
Je t’ai dit ce qu’était mon passé pour que tu puisses fuir avant qu’il ne soit trop tard.
Avant que je ne sois plus en mesure de vivre sans toi.

Avant que ton absence ne me fasse mourir à petit feu.

Putain, mais je crois que tu sais pas.
Putain, de merde,

Tu ne sais pas.

Ce que c’est.
Que de recevoir des messages d’adieu un vendredi soir avant que tu ailles t’endormir dans ton lit conjugal.

Que de savoir que tu n’auras pas le temps de me rattraper, de me rassurer.

Tu ne sais pas,

Ce que c’est de s’endormir seule dans un lit après qu’on ai ouvert ton âme, ton cœur.

Après avoir abandonné sa coquille.

Après avoir abandonné sa vulnérabilité.

J’me sens nue.
Désemparée.

J’essaye de me recroqueviller.

De me protéger.
J’y arrive même plus.

Je n’ai plus d’issue à tes doutes.
A ta peur de moi.
A ta peur de nous.
Je ne sais plus quoi dire.

Quoi penser.

Quoi vivre.
Quoi faire.

J’ai l’impression d’être à côté de la plaque.
Incapable de gérer.
Parfois vraiment j’accepte la situation et j’me dis.
Le principal c’est l’amour.
Et puis parfois j’ai besoin de place.

J’arrive plus à me faire de la place dans tes jours.

Alors je pleure intérieurement.
Je crève intérieurement.
Je me renferme.
Et je ne te dis plus rien.
Je suis sous clef.
Sous silence.
Ce que tu prends pour une absence c’est seulement de la souffrance.

Et tu fuis.
Tu pars.

Je t’écris des mots d’amours qui restent sans réponse.

Je t’écris et toi tu fuis.

C’est chouette.

C’est le week end.

Et puis je suis seule.

A gérer tes mots, à les relire, à les analyser.
Et tu me laisses comme ca.
J’comprend pas.
J’comprend pas que je sois aussi conne, aussi naïve.

J’comprend pas comment je peux être aussi stupide et incapable de t’aimer correctement.
Jm’en veux tu sais.
De pas savoir gérer.

D’avoir du mal à accepter que lorsque tu viens, c’est pour mieux repartir.

Je suis incapable de l’accepter.
J’essaye.

Je fais de mon mieux.

Et il arrive des jours ou je n’y arrive pas.
Tu viens avec ton scalpel et tu ouvres mon âme.
Tu fais ca et tu me fais espérer que tu seras toujours là.
Puis je me réveille.

Et je suis seule avec mes cauchemars.

Avec mon passé.

Toi tu es là, oui, dans mon cœur.

Quand tu ne me fuis pas.

Quand tu n’as pas peur de moi.

Je suis une petite stupide.
J’ai été incapable de te montrer que tu m’intéresses.

Incapable car prisonnière dans mon égo d’abandon.
Dans ma blessure de petite fille.

Avant toi,

Avant hein,

J’aimais la solitude.

Car la seule personne qui pouvait me comprendre c’était moi.
Aujourd’hui je la vomis cette solitude.
Je la hais.

Elle me détruit.
Un jour viendra ou je ne saurais plus,

Je ne saurais pas.
Et j’en crèverais de cette solitude ignoble.

Parce que maintenant tu existes.

Vraiment.

Pas seulement dans des espoirs.
Tu existes à tel point que je ne me connais plus.
Je ne me reconnais plus.

J’ai foutu ma putain de vie merdique dans la tienne.

Je t’ai empoisonné ton existence,

Et j’espère que tu vas accepter de laisser le venin te parcourir.


Et j’attends que tu la gardes.

Que tu gardes ma putain de vie tordue.
Que tu me la prennes.

Que tu en fasses partie.
J’attends que tu te ballades dans la rue en me tenant la main sans me fuir.
J’attends des baisers dans les cafés sans chercher les regards qui pourraient nous dénoncer.

J’attends derrière mes attentes.

Aujourd’hui la seule personne qui me connaît c’est toi.

Mieux que moi.

Putain que je t’aime.

Si tu pouvais seulement imaginer, les frissons que j’ai juste à penser à toi.

Si tu pouvais sentir mon cœur qui frôle l’enfer lorsque tu t’éloignes.

Putain, putain,

CA FAIT MAL.

C’EST MERDIQUE.

J’en veux plus de ma liberté,

J’en veux plus de la réalité.
Je te veux toi.
Putain. Toi.
Juste toi.
Je ne veux pas crever sans avoir mon rêve de toi.

Je ne veux pas te voir crever sans t’avoir rendu la vie plus belle.

Tu vois aujourd’hui j’me lève et j’ai froid.
Je crève de froid même chez moi.
Comme un trou dans le cœur qui laisse passer la neige.
Douloureuse.
J’ai compris que rien ne détruit vraiment sauf l’amour.
L’amour c’est dévastateur.
L’amour impossible, c’est pire, c’est la mort à l’horizon.
C’est le cercueil au bout du fil.

C’est terrifiant.

C’est flippant.
Pour la première fois de ma vie tu étais là.
Toi.

Va savoir pourquoi.


Je t’ai regardé, je t’ai tendu ma main.
Et puis jm’y attendais pas.

Tu m’as donné la tienne.

Juste comme ça je crois, pour mon petit minois.


Alors jt’ai raconté ma vie, mon passé, mes erreurs.
Puis j’t’ai ouvert mes bras.

Je me suis dit que tu n’allais pas m’ouvrir les tiens.

Mais que j’arriverais à continuer.

Et tu m’as ouvert tes bras…

Alors jt’ai raconté mes rêves, mes projets, mes espoirs.

Puis jt’ai donné mes lèvres.

J’me suis dit que tu ne m’offrirais pas les tiennes.

Que tu me laisserais en plan avec mes projets dingue et impossible.

Mais tu m’as offert tes lèvres, tes mots, tes baisers, tes promesses.

Puis tu es venu.

Tu as ouvert mes plaies.

Je t’ai laissé approché.

Je t’ai laissé me faire mal malgré toi.

Et tu m’as serré contre toi,

Tes mains dans les miennes,

Tes bras dans les miens,

Tes lèvres contre les miennes.

Je crois que je pourrais t’écrire un roman juste là maintenant parce que cela me chante, parce que cela me hante.

Tu ne sais pas,

Mais tu étais partout.
Putain partout.
Je me réveillais et je te cherchais, je te pensais, je te vivais.
Quand j’allais à un endroit je te voulais, je t’imaginais avec moi.

Tu étais devenu mon ami imaginaire.

Tu étais partout avec moi même quand tu n’étais pas là.

Depuis ton existence je n’avais pleuré que pour toi.
Je n’avais ris qu’avec toi.

J’me sentais dépassé là.

Je crois que j’étais trop douloureuse pour toi.

Mes plaies ouvertes tu ne pouvais pas les guérir.

Tu pouvais juste me tenir fermement et me dire j’te lâche pas.
Au lieu de ca…

Tu voulais que ce soit moi qui te lâche.

J’pouvais pas.

Tu vois.
Tu ne peux pas aimer quelqu’un et à la moindre difficulté te barrer, exploser, dégager.
Donc non, non, non, non, non, NON et NON NON NON NON.

PUTAIN C’est clair NON JE NE PARTIRAIS PAS.

Je ne veux pas que te laisser sacrifier ton bonheur à une réalité stupide.
Putain non.

Non, je ne te laisserais pas faire cela.
Tu m’as ouvert les yeux.

Tu m’as appris un million de choses.
La seule chose que je suis capable de t’apprendre c’est que l’amour vaut tout.

L’amour est la seule chose qui vaille la peine d’être vécue dans nos vies.

Non, non et non je refuse de te laisser croire qu’une vie sans « nous » est encore possible.

Alors, ok, j’en vivrais encore 100, 1000, 10 000….

Des soirs à te lire, à te voir me fuir.

Des vendredi où tu t’endors près de ta femme.

Des week ends où je n’ai plus de place.


Alors ok, j’en vivrais encore, des moments de solitudes immenses.

Des moments où je me demande au bout de combien de temps on remarquera ma disparition.


Alors ok, j’en vivrais encore des moments ou mon cœur s’écrasera au sol.

Saignant à même le sol.

Ok.

Mais je n’abandonnerais pas.

Tant que je vivrais.
Je t’espèrerais.

Puis si un jour il n’y a plus d’espoir.

Alors j’abandonnerais pas.
Seulement.
Je m’abandonnerais moi.

Parfois j’ai envie de tout claquer.

De prendre ma voiture.

De rouler au bout du monde

Et de faire éclater ma vie en deux secondes.

De mourir sans réfléchir.

Mais je reste.

Impatiente.

Parce que moi je l’ai compris.

Que sans toi la vie ne vaut pas la peine d’être vécue.

Alors tu vois.

Même si je suis brisée,

Même si je suis à terre.

J’espère.

Je gère.

Putain, mais tu comprends que c’est plus possible de faire marche arrière ?

Que mon cœur ne peut pas survivre à ton absence ?

Que ma vie éclate lorsque tu t’en vas ?

Si tu ne me veux plus dans ta vie,

Si vraiment c’est ton choix de vie.

Alors simplement écris moi,

Dis le moi.

Je ne t’aime plus.

Alors je saurais.

Que je ne suis rien pour toi.
Alors j’abandonnerais.

Voilà,

Alors maintenant je t’attends.

Attention.
Après minuit il sera trop tard.

Et plus jamais la citrouille ne pourra se transformer.

Plus jamais ce ne sera comme avant.

Mademoiselle Citrouille

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :