Sans dessus. Sans dessous.

par Mademoiselle Citrouille  -  13 Mars 2016, 13:26  -  #Journal Intime

Sans dessus. Sans dessous.

On se construisait là dessus.

Sans dessus.

Sans dessous.

En suspens.

Sur un fil.

On ne touchait pas terre.

On ne touchait pas non plus le ciel.

On se construisait.
Puis on se détruisait.

Incapable de se faire du bien.

Incapable de se faire du mal.

On se quittait.

Autant qu’on s’v’oyait.

On se voulait.

On se désirait.

Puis on se déchirait.

Je te quittais puis je revenais.

Tu me quittais puis tu revenais.

On était incapable de marcher l’un sans l’autre.
On essayait vraiment,

De s’éloigner.

Sans succès.

Aucun.
On se rattrapait.

On s’embrassait.


Puis on recommençait.

Les baisers,

Les rêves,

Les promesses.

On s’aimait.

Puis on recommençait.
Les reproches,

Les désillusions,

Les espoirs vains.

On se quittait.

Puis on recommençait.

Un cercle sans fin.

On s’aimait.
On se voulait.

Quand ce n’était pas moi,

C’était toi.

Peut être qu’on voulait juste se tester.

Voir si on pouvait encore s’aimer malgré les difficultés.

On se faisait mal, mais on était vivant.
On se détruisait, mais on s’aimait.

On détruisait nos rêves, pour mieux les reconstruire.

On s’aimait.

Tellement.

Tu sais.

Dans les cris,

Dans les larmes,

On s’accrochait.
Au moindre espoir.

Et on reprenait.

On avait trop besoin l’un de l’autre.

De nos mains l’une dans l’autre.

On était devenu indissociable.

Toi l’ange, moi le démon.

Toi la vie, moi la mort.

Toi l’espoir, moi le noir.

Mademoiselle Citrouille

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Pillule bleue 14/03/2016 20:46

Vous n'êtes pas le démon, pas la mort, pas le noir...
Vous êtes le chemin, la lumière, le soleil...
Vous êtes le sourire, le souffle, l'onde...
Vous êtes le regard, la respiration, le frisson...

Mon oeil sage vous regarde grandir.
Peut être pensez vous que je vous sois utile.
En serrurier habile j'ai trouvé toutes vos clefs,
J'ai ouvert vos portes et vos fenêtres,
J'ai laissé l'air et la lumière vous pénétrer.
Repansez vous blessures, elles vont maintenant guérir.
Je ne pars jamais très loin.
Mais peut être qu'une fois je partirai trop loin.
Avancez belle enfant. Regardez loin devant... Tant d'envies vous habitent, tant d'espoirs vous hantent, tant de gens vous attendent...
Ne vous retournez pas.
S'il doit vous suivre, il le saura.