Danser sous l'orage

par Mademoiselle Citrouille  -  16 Avril 2016, 17:55  -  #Journal Intime

Danser sous l'orage

Je sais pas faire moi danser sous l'orage.

Sourire quand je suis triste.

Rire quand je suis en colère.

Je sais pas faire prendre sur moi et faire semblant que tout va super bien et que je vais bien.

Je sais pas faire.

Je sais plus faire.

Puis tu sais.

Je vois que le temps passe et tes envies de moi trépassent.

Avant chaque instant, chaque seconde tu me voulais tu trouvais le moment pour m'appeler.

Tu me cherchais, tu désirais mes mots, ma voix, ma présence.

Avant jamais tu n'aurais annulé une soirée avec moi, comme ça pour rien.

Avant il n'y avait que moi.

Même si c'était une illusion.

Je l'aimais cette illusion.

Maintenant tu es ailleurs.

Tu es dans un nous futur.

Tu es dans ton présent à toi.

Mais tu n'es pas la.

En tout cas pas avec moi.

Pas vraiment.

C'est chouette si tes pensées sont avec moi mais je ne lis pas encore dans les pensées.

Le présent doit se faire avec toi.

Mais exister sans toi.

Je sais même plus quoi faire moi.

Vraiment je suis totalement perdue, paumée.

Alors j'oublie.

Alors je dors.

C'est ça je dors sinon je vais me foutre en l'air.

J'ai des questions techniques qui me freinent un peu.

C'est dommage j'aimerais vraiment.

Bon.

Tant pis.

Je sais qu'un jour j'en aurais la force.

De passer par dessus bord.

Aujourd'hui.

Mieux vaut dormir.

J'aurais eu envie d'autres choses.

Tu sais.

J'avais d'autres espoirs pour nous.

J'avais d'autres rêves.

Mais ils étaient tous vain.

Je ne valais pas assez

Je n'étais pas assez

Alors on y était la.

A l'aube de ma vie.

Des nuages.

Du ciel.

J'en avais pas vraiment envie mais franchement j'avais encore moins envie de souffrir, de pleurer, d'espérer.

Y a des situations qui sont impossibles et puis même si on change deux trois trucs le fond reste le même.

Alors je décidais d'avaler encore une de ces merdes et de dormir.

Juste pour oublier mon existence.

Temporairement.

Avec l'espoir que la vie serait différente à mon réveil.

Avec l'espoir que j'aurais eu raison de me tenir en vie encore un peu.

Puis je me réveillais.

La seule chose qui me faisait me lever c'était de savoir que j'allais pas tarder à me recoucher.

J'étais rien de plus.

Putain de réalité.

On a toujours le choix.

A l'impossible nul n'est tenu.

Blablablablablablabla.

La réalité c'est que l'on est tous foutu.

On fait des choix un matin et toute la vie on paye nos choix.

Incapable de s'en défaire.

Et si toi tu fais le choix de t'en défaire.

Si tu t'accroches à tes rêves.

On te fait tomber.

On t'écrase au sol.

Un peu plus violemment.

Comme ça c'est certain tu te relèveras pas cette fois.

Ca ne dépend pas de toi là.

T’y peux rien.

Tu vaux rien.

Laisse tomber.

Tu n'es qu'un miasme d'horreur et de dégoût.

Tu n'es qu'un passé déraisonné et un présent terne.

Franchement qui voudrais de toi ?

Vraiment est ce que toi même tu veux de toi ?

Non....

Comme je te comprends.

Tes cicatrices, ton passé, ton corps, tes espoirs.
Toi même tu le sais.

Tu n’es rien.

Et puis même pas capable d’enfanter.

C’est bien que tu n’as rien à donner.

Rien à espérer.

On a ce que l’on mérite non..

Alors j’ai ce que je mérite.

L’amour au bout du fil.

Et cette femme qui joue dessus jusqu’à ce qu’il craque.

Jusqu’à ce que tu oublies ma présence.

Je vais en reprendre un.

Un petit.

Juste pour me passer l’envie de mourir.

Ne serais-ce que quelques heures.

Et vivre un peu dans un sommeil déroutant.

Et choisir,

Ce que je vais faire.

De tout ce temps à venir.

De tout ce temps qui me renverse.
De tout ce temps dont je ne veux pas.

Mademoiselle Citrouille.

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