01/01/17 - Extrait de Mon Cher Journal

par MadMoiselle Claire  -  8 Mai 2017, 18:46  -  #Journal Intime

 

Je compte les jours, les heures, les secondes.
Je ne vois plus d’issue.
Je n’en vois pas.
Rien ne bouge.
Rien ne passe.
Les promesses n’existent plus.

Les rêves de lendemains meilleurs non plus.

Plus rien n’existe.
Sauf le mal qui me ronge, me détruit.
Sauf ton incapacité à m’offrir de l’amour.
Tu ne sais que regretter sans pour autant te racheter.
Je sais que je devrais partir.

Je le sais que si je ne pars pas je vais finir par passer à côté de ma vie.
Mais,

Ma vie,

Ma vie, c’est toi,

C’est toi aujourd’hui, c’est toi demain, c’est toi après demain.
Je te fais fuir lorsque je dis cela mais je ne survivrais pas à notre histoire.

En l’écrivant j’étais certaine que tu ne lirais jamais ce texte.

Je pensais même que tu n’en lirais plus aucun,

J’ai considéré pendant un temps que je m’étais trop confié, trop donné.

Je t’ai trop offert, sans compter.

Sans rien demander.

Tu vois je reviens sur mes mots,

J’écris, et je sais que tu me lis.

Mais on écris pour être lu non ?

Je sais que mes mots blessent, heurtent, frappent, cognent.
Mais je n’exprime qu’un petit pourcentage de ce que je ressens vraiment.

Je demande des preuves.

Je veux des putains de preuves maintenant.

J’en ai marre de ça, de ce semblant d’amour, des miettes, des promesses.
J’ai l’envie de toi, de nous.
Mais je la ferme, je ferme ma gueule.

Je n’ai rien et je n’aurais rien.
Il est peut-être temps que j’ouvre les yeux et que je comprenne que tu ne m’aimes pas, ou pas comme il faudrait.

J’ai tout fait, je fais tout chaque jour pour arriver à un nous.
Mais je ne peux lutter plus longtemps contre ton impuissance à m’aimer bien.

Tu me reproches souvent mes faiblesses, mon incapacité à aimer cette chienne de vie.
Mais ma vie, mon bonheur, mon sourire, je l’ai avec toi, pour toi, chez toi.
J’ai cru que tu pourrais sortir de ma vie, de mes pensées, impossible.
J’y ai cru, à tort, j’ai fait fausse route.

Mes larmes n’ont de cesse de couler à l’idée de cette cruelle vérité.

Je disparais.

Je ne sais pas si je m’en sortirais de tes promesses que j’efface à chaque fois que mes larmes coulent dessus.

Tu m’avais promis que ce jour de l’an on serait ensemble.

Tu me l’avais promis, bordel,

Et tu me mets encore une fois le cœur en vrac.

Je me demande pourquoi ?

Je ne suis pas digne de toi ?

Les jours passent,

Moi, je trépasse.

Je meurs davantage chaque jour.
Je me retiens de mourir.

Tu me retiens à toi

Ou plutôt, je me retiens à toi,

Comme si je me faisais ma propre prisonnière à ta vie.

Ta vie si compliquée, il n’y a pas de place pour moi,

J’essaye de m’en faire une mais la réalité c’est que j’ai rien à y faire.

J’en prends conscience ce soir.
Et ca me tue, ca me fait mal, ca m’flingue.

 

Mademoiselle Citrouille

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