12/01/17 - Extrait de Mon Cher Journal

par MadMoiselle Claire  -  9 Mai 2017, 19:00  -  #Journal Intime

 

Je suis triste et contrariée.

Tu viens de me quitter.

Je ne sombre pas encore car cela me paraît irréel.

J’ai mal, si mal, terriblement mal.
Tu as raison de me quitter même si c’est terriblement douloureux.

Au moins tu es honnête, franc, tu as fait ton choix.

C’est elle que tu as choisi, elle a gagné.

Je suis là, seule, j’erre.

Tu m’as abandonné.

Je redoutais ce moment et le voici, il est là, je n’ai plus rien, seulement des larmes.
J’ai tout construit autour de toi, j’ai construit ces deux dernières années, j’ai construit mon présent, j’ai construit mes espoirs, mes lendemains, mes demains.
Je suis effondrée, seule avec mes larmes et mon chagrin qui ne me quitte plus.
J’ai été si conne de croire, d’attendre, si conne. Et me voilà, seule, désabusée, désarticulée, le cœur en vrac.

Mes doigts peinent à écrire, les mots sont tremblants, c’est si dur d’accepter toute cette atteinte vaine, toute ma vie de côté pour rien.
Le vide m’agrippe, il m’attire, j’en ai la nausée.
L’envie de vomir m’envahir, je perds l’appétit, je pers ma vie, je pers l’envie de vivre.

Le vide après toi me terrifie, m’angoisse.

Que fais tu ?

Ou es tu ?
Est-ce que je te manque ? Est ce que tu penses à moi ?
Que fais-tu de toutes tes promesses ?

Que fais-tu de ce que l’on à vécu ?

Je te déteste de me faire si mal,

Je te déteste de me faire tant souffrir.
Mais je t’aime tant, tant et tellement.
Je ne vais pas y arriver sans toi.
A mettre un pied devant l’autre.

A avancer.
A manger.
A dormir.
A survivre.
A te survivre.
C’est impossible.
Je vais devenir folle.
Je vais m’écrouler, je ne vais pas y arriver.
Je ne sais pas comment faire.
Tes messages, ta voix, ta présence sont mon oxygène, sont ma vie.

Je n’y arriverais pas.
Je ne te survivrais pas.

Je te hais de m’abandonner.
Je ne cesse de pleurer.
J’ai peur.
Si peur,

Là,

Toute seule.
Je suis effrayée, j’ai peur de mon incapacité à me relever.

Comment vais-je avancer ?
Et me lever le matin ?
Comment vais-je trouver la force de m’habiller, de gérer, de continuer ?

J’en crève.
je vais devenir dingue. Il faudrait m’enfermer, je vais me faire du mal, me détruire.
J’écris pour ne pas sombrer.
J’écris pour ne pas me massacrer, pour ne pas me faire saigner les veines.

J’écris pour ne pas engloutir des somnifères par dizaine.
J’écris pour me donner l’espoir perdu.

Je ne pourrais plus jamais respirer normalement.
Je ne pourrais plus jamais être heureuse.
Si je meurs, si je n’ai pas la force, si je ne résiste pas alors je laisserais au moins mes mots, mes maux, ils seront là.

Ils me survivront.

J’ai une putain de douleur dans mon cœur.
Je me hais d’y avoir cru.

Je me suis détruite toute seule.
Je me suis détruite entre tes bras.
Je ne m’en remettrais pas.
Je ne me relèverais pas.
J’ai si mal et je suis si seule.

Je n’oublierais pas.
Tout ce que l’on à vécu, tout ce que je t’ai donné dans l’espoir que tu y arrives.
J’aurais aimé te connaître avant, j’aurais aimé construire ma vie avec toi, j’aurais aimé être la mère de tes enfants, j’aurais aimé que tu y parviennes.

Que tu parviennes à nous, que tu réussisses à nous.
L’amour n’est qu’une illusion, une illusion qui conduit à la mort, à la détresse.

Tu me manques déjà.
Je ne sais déjà plus pourquoi, pour qui je vies.
Tu n’as pas intérêt à revenir pour me quitter à nouveau.
Cela me fait trop de mal, cela m’achève.
Je ne suis pas un jouet, je ne suis pas une poupée.
J’arrête d’espérer, je capitule.
Le vide m’envahit, me détruit.
Je peine à respirer.
Je manque de souffle.
J’ai tout quitté.
J’ai tout détruit.
Pour toi.
Pour nous.
Pour aujourd’hui.
Pour que tu me quittes.

Pour que tu me laisses.
Pour que tu m’abandonnes.

Maintenant j’ai le choix mourir ou survivre.
Me détruire ou reconstruire.

Je ne sais pas encore quoi choisir.
Je suis inconsolable.
C’est fini les éclats de rire, les joies, les petits bonheurs.
C’est fini ta peau, ton regard, toi me faisant l’amour, c’est fini et je n’ai pas la force de survivre à tout cela. Je suis trop faible.

Alors je vais survivre assez longtemps pour avoir le cran de partir en beauté.
Libérée de ma souffrance.

Libérée de ma douleur.
J’arrête là, je dois sécher mes larmes et faire semblant,

Semblant que je vais,

Semblant que je vais continuer.

Besoin incessant d'écrire.

Je me sens vide. 

Je sonne creux.

Je voudrais disparaitre.

J'ai mal au ventre

Mon corps te réclame.

Il crie que tu reviennes.

C'est définitif ou vas-tu revenir ?

Tu ne peux pas me laisser, je ne peux pas le croire, peux-tu vraiment m'oublier ?

Moi je ne peux pas, c'est un cauchemar, réveilles moi c'est impossible,  dis moi que ce n'était qu'un cauchemar, que je vais me réveiller, que tu seras là, bientôt, avec tes promesses.

Dis moi, que tu m'aimes, que tu vas y arriver, que tu voulais me quitter mais que tu n'y parviens pas.

Dis moi tout cela, parle moi, rassure moi.

J'ai tout nos moments qui me reviennent, mon coeur frissonne d'y repenser.

J'ai Veule-les-Roses, Etretat, Dieppe, Deauville, Rouen, dans le corps.

J'ai nos nuits, j'ai tes caresses, j'ai mes larmes sur tes promesses.

Adieu.

Adieu toi mon bel amour. Je me construirais ailleurs. Loin

Je vais trouver une solution.

Si ce n'est pas un cauchemar alors je vais déménager, je vais m'en aller loin, très loin.

Loin de toi, de nos rêves, de nos projets de nous.

Je ne pourrais pas survivre ici.

Mais pour l'instant je ne peux pas, je n'y crois pas.

Tu n'as pas le droit de partir, c'est impossible, je ne vais pas y arriver.

Je vais devoir fuir, loin, très loin de toi, je vais partir, m'enfuir, prendre le large.

Ici, je n'y arriverais pas, je vais me détruire jusqu'à perdre tout ce qui me lie à la vie.

Je déperis déjà, comme si je ne vivais que pour toi, pour t'attendre, pour t'aimer.

Pourquoi dire que tu m'aimes alors que tu me quittes ?

Pourquoi tu m'as menti avec tes mots d'amour ?

Reste, je t'en prie ne pars pas, ne me laisse pas seule dans l'immensité de cette vie.

J'ai peur sans toi, je crève sans toi.

Choisis-moi.

Je t'aiderais, j'attendrais.

S'il-te-plait, ne pars pas, ne m'abandonne pas, j'ai tant besoin de toi, de ta présence à mes côtés. 

Je t'en supplie ne lâche pas ma main.

Dis moi que tu es là.

Dis moi que tu ne pars pas....

Dis le moi avant que je commette l'irréparable.

 

Mademoiselle Citrouille

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